



Réaliser l’isolation des murs et des planchers ne requiert aucune aptitude particulière. Choisir le matériau isolant en fonction du travail à entreprendre, réunir les outils indispensables et bien suivre la procédure de pose permettent d’obtenir un résultat satisfaisant.
Concernant l’épaisseur de l’isolant, plus le matériau est épais, plus l’isolation sera performante. Chaque matériau est doté d’un coefficient de conductivité thermique appelé coefficient lambda. Un matériau qui bénéficie d’un coefficient lambda faible est un très bon isolant car il conduit moins la chaleur. La connaissance du facteur lambda permet de connaître la résistance thermique du matériau c’est-à-dire la résistance que l’isolant offre contre la chaleur. Pour calculer cette résistance thermique, il suffit de diviser l’épaisseur de l’isolant par le coefficient lambda. Un bon isolant possède une résistance thermique élevée. Il est également profitable de connaître la résistance thermique du matériau sur lequel l’isolant sera appliqué. La connaissance de ces détails techniques permet de choisir l’isolant qui convient le mieux.
Il faut ensuite réunir le matériel nécessaire pour le travail :
Pour les murs, même s’il est possible de faire une isolation par l’extérieur, une isolation par l’intérieur est beaucoup moins onéreuse et n’exige pas trop de travaux en maçonnerie. Plusieurs matériaux conviennent pour l’isolation des murs par l’intérieur mais les plus utilisés restent les panneaux composites, les plaques de polystyrène et les panneaux semi-rigides en laine minérale.
Un panneau composite est formé par un panneau de plâtre doublé de carton. Chaque plaque doit être collée sur le mur à l’aide de mastic adhésif. Sur un mur sain, la technique de pose est la suivante :
Les plaques de polystyrène sont des isolants synthétiques. Ils peuvent être dotés d’un revêtement en plâtre. Sur un mur sain, la technique de pose est la suivante :
Les panneaux en laine minérale ont l’indéniable avantage d’être incombustibles. Ils sont également munis de pare-vapeur destinés à prévenir la condensation. Sur un mur sain, la technique de pose est la suivante :
Sur des murs abîmés, quelques précautions sont à prendre avant la pose des isolants. Pour les panneaux semi-rigides en laine minérale et les plaques de polystyrène, monter une ossature en bois verticale ou horizontale. Pour ce faire, utiliser des tasseaux vissés suffisamment épais pour recevoir l’isolant. Caler les tasseaux si le mur présente un faux-aplomb. Ensuite, poser les plaques en suivant la même procédure que pour un mur sain. Pour les panneaux composites, ils seront vissés sur des tasseaux installés tous les 60 cm. La longueur de chaque panneau doit être exactement la hauteur sol-plafond.
Pour l’isolation des planchers, on peut utiliser soit du feutre en laine de verre soit de la vermiculite. Pour une isolation efficace, l’épaisseur du feutre ne doit pas être inférieure à 10 cm. Pour les planchers munis de chevrons, placer le feutre entre les chevrons en prenant soin de mettre le côté pare-vapeur en-dessous. Pour les planchers avec lambourdes sur solives, placer la première couche de feutre comme indiqué précédemment. Mettre en place les lambourdes puis installer la deuxième couche.
La vermiculite est un produit expansé obtenu par traitement thermique de granulés minéraux. Pour calculer la quantité nécessaire, il suffit de mesurer le volume entre solives pour une épaisseur de 10 cm. Exemple : l’espace entre solives a 300 cm de long pour 30 cm de large. Le volume est de 300x30x10 = 90.000 cm3, soit 90 dm3. Il faut alors 90 dm3 ou 90 litres de vermiculite. Verser la vermiculite entre les solives en évitant de la compacter. Araser à l’aide d’une planche selon l’épaisseur souhaitée.
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